Ciné-concerts

Duel – Spielberg 1971

Duel dans sa version originelle de 1971, le premier coup de maître de Spielberg revisité de manière inventive et détonante par Olivier Mellano qui aborde cette fascinante course-poursuite avec une énergie rock, puissante et électrique, amplifiant le suspense et l’étrangeté du film.

Synopsis

David Mann traverse la Californie en voiture. Pendant son trajet, il tente de dépasser un camion-citerne. Celui-ci semble agressé. Il empêche David de poursuivre sa route, ralentit, joue avec ses nerfs. Une confrontation commence entre les deux véhicules…
L’histoire de Duel fut écrite par un auteur de science-fiction, Richard Matheson. Même s’il fut initialement produit pour la télévision, Spielberg le considéra dès sa première version comme son premier film de cinéma et le qualifia lui-même «d’ésotérique».
Le succès du film fut immédiat, tant à la télévision qu’au cinéma et lança la carrière du cinéaste. Sans doute l’un des plus grands Spielberg, Duel est un matériau silencieux, riche en tension, cinématographiquement idéal pour un ciné-concert. Olivier Mellano aborde cette fascinante course-poursuite avec une énergie très rock, puissante et envoûtante, amplifiant le suspense et l’étrangeté du film. Créé au Festival de Cinéma de Brive en 2005.

1971 – Version originale télévisuelle Couleur – 70 mn.
Olivier Mellano > Guitare et effets sonores.

Duel - ciné-concert O. Mellano

L’aurore – FW Murnau 1927

 

Armée d’une seule guitare et de quelques pédales d’effets, la musique d’Olivier Mellano marque par sa fluidité. Épousant le rythme du film, elle le nourrit de son souffle, sans dénaturer la force cinématographique et poétique de ce chef d’œuvre de 1927, tourné par l’un des plus grands réalisateurs de l’histoire du cinéma.

Synopsis

Séduit par une intrigante de la ville, un fermier tente de noyer son épouse lors d’une promenade sur le lac. Pris de remords, il ne parvient pas à commettre son crime. La jeune femme s’enfuit. Ode à l’amour fou, poème cinématographique marquant la fin du muet et annonçant déjà l’ère du parlant, L’Aurore de Friedrich Wilhelm Murnau demeure à ce jour l’un des plus beaux films de l’Histoire du cinéma. Séduit par son film Le Dernier des hommes, le producteur William Fox avait convaincu Murnau de traverser l’Atlantique pour travailler à Hollywood avec des moyens illimités. Ce projet était une adaptation libre d’un roman de l’écrivain allemand Hermann Südermann. La trame paraît simpliste – un homme, deux femmes et la passion qui vient mettre en danger le couple initial -, mais L’Aurore est une éclatante démonstration de la force du cinéma pour exprimer des sensations et des émotions.

1927 – Noir et blanc – 1h35.
Olivier Mellano > Guitare et effets sonores.

Aurore de Murnau cinéconcert O. Mellano

Buffet Froid – Bertrand Blier 1979

Olivier prend le parti d’éviter l’illustration, mais propose plutôt une co-écriture de l’œuvre. Contre toute attente il dramatise une scène légère et à l’inverse se joue du drame du destin quand la narration se tend. Sa musique incarne la mort et son amant Blier. Toujours présente et toujours discrète, elle se balade de-ci de là, grimpe quelques marches quatre à quatre, claque une porte de temps en temps, tricote entre les dialogues, trinque un verre de rouge à l’occasion, se vautre dans un quatuor à cordes, et se repose enfin à la campagne.
Chez Blier comme chez Olivier la mort semble bonne vivante.

Synopsis

Tout commence quand Alphonse Tram, chômeur, rencontre un inconnu dans les couloirs déserts du R.E.R. Il le retrouve quelque temps plus tard assassiné avec son propre couteau. Dans la tour immense qu’il habite, il fait alors successivement la connaissance d’un commissaire de police et de l’assassin de sa femme et se retrouve entraîné dans une série de meurtres plus surréalistes les uns que les autres.

1979 – Version originale Couleur – 95 mn
Olivier Mellano > Guitare et effets sonores.

Buffet Froid (DR)